La FIN de TOUT

"C'est à la fin de la foir' qu'on compte les bouses."

Il faut en convenir : le soutra du ministre, qui fleure bon sa ruralité, énonce une philosophie de l'existence dont chacun peut faire son miel. A une condition toutefois : l'adapter aux contextes. Aussi proposerons-nous des variations sur ce modèle en fonction des circonstances et des centres d'intérêt.

 

Certains lecteurs en viendront peut-être ensuite à produire leurs propres apophtegmes. Nous ne saurions trop leur recommander de respecter scrupuleusement la prosodie de l'alexandrin, faute de quoi l'effet sur leur psyché serait diminuée.

 

C'est pourquoi on évitera les quatorze pieds de :

C'est à la fin de la rando qu'on compte les ampoules.

 

Vers dans lequel quatorze pieds multiplient les risques. On utilisera avec profit "étape" ou "marche" à la place de "rando" et "plaies" à la place de "ampoules".

De même "bataille" et "dépouilles" devraient être remplacés par "guerr'" et "morts", "corps" ou "tués" dans l'aphorisme suivant :

C'est à la fin de la bataille qu'on compte les dépouilles. 

 

Venons-en à quelques propositions.

discours               bourdes

concert                 couacs \ bis

tiercé                    sous \ ses billes

guerr'                    morts \ corps \ tués

scrum *                récolter - dents

fin dernièr'           regrets \ angoisses \ adieux

 * mêlée au rugby


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